Les avant, les pendant, les enfants
Les autant et les n’importe quand
Je suis coupable de vivre après lui
Mais je lui suis redevable d’être ce que je suis
Je n’ai jamais voulu
Attendre, entendre, prendre, je veux juste comprendre
Devant les empreintes d’une seule identité
Devant les conséquences des absences
C’est la vie éternelle du verbe estimer
C’est plusieurs vies terriennes à outrance
Je suis lui
Il est moi
Le mouvement des images
Et le son de sa voix
Je crève d’amour et c’est lui qui meurt
Sincère et ailleurs
Je lui en ai voulu
J’ai même cru effacer les mots d’une enfance oubliée
Devant cette terre pleine de souvenirs
Devant mes mains vides et éphémères
C’est la vie, la sienne, et le verbe partir
C’est ma vie, diluvienne et l’effet père
Je suis lui
Il est moi
Le mouvement des images
Et le son de sa voix
Je crève d’amour et c’est lui qui meurt
Sincère et ailleurs
Je n’avais pas vu
Le soleil mourir et la couleur de nos sentiments
Devant ma peine à jamais dissimulée
Devant les yeux de mes descendants
C’est la vie, papa, et le verbe aimer
C’est ma vie sans toi maintenant
Je suis lui
Il est moi
Le mouvement des images
Et le son de sa voix
Je crève d’amour et c’est lui qui meurt
Sincère et ailleurs
